Cette discipline qui cultive sa singularité, son originalité, voire une certaine indépendance à l'égard du patinage classique, dit artistique, occupe désormais une place de choix dans les grandes compétitions internationales et olympiques.
Elle a connu un phénomène d'engouement exceptionnel à partir du moment où le CIO lui a ouvert grand les portes des jeux Olympiques, en 1976, à Innsbruck. La danse avait déjà effectué son entrée officielle aux Championnats du monde 1952, à Paris.
Spécialité uniquement pratiquée en couples, elle s'est rapidement imposée par son brio à la télévision qui l'a grandement popularisée. La danse a alors évolué radicalement vers plus de vitesse, de technique (précision des carres), de virtuosité dans les mouvements et les combinaisons, tout en repoussant sans cesse les frontières de la création artistique.
On est sorti progressivement de la transposition pure et simple, sur la glace, de la danse de salon "à l'anglaise". Fini le ball-room avec ses rumba, tango romantica, valse viennoise, fox-trot, paso-doble... au caractère notoirement répétitif et assez "ringard". Place à de la danse pure, classique ou moderne, magnifiée par l'expression gestuelle et artistique, une forte interprétation, à la faveur d'une chorégraphie généralement à thème: comédie, tragédie, exotisme, humour, folklore...